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vendredi 5 juillet 2013

Episode 5 - Compas et Regards...


Ces téléphones sont étonnamment devenus en quelques années de vraies priorités dans l'usage et le quotidien.... Je ne vais pas m'en plaindre compte tenu de la situation des plus charmantes et troublantes à laquelle il m'est donné de prendre part.... L'enchaînement de mouvements physique de son corps souple effectués par mon interlocutrice m'offre en quelques secondes tout ce qu'il peut se produire d'érotique en matière gestuelle.... 
  Le déhanchement latéral, le pivotement du corps en arrière, les légères torsions et étirements latéraux offrent a mon Regard en quelques secondes une profusion d'images des plus intimes.... Rien de tout cela n'aurait existé entre Elle et moi sans cette sauvage intrusion ... A peine ai-je eu le.temps d' exprimer un "Faites donc je vous en prie" que son buste s'est redressé, nos Regards se sont croisés, jolis yeux surpris en pleine lecture, son torse a basculé en entrainant son bassin,, ses jambes se décroisent, le corps à peine posé un instant sur une seule fesse, étirée en arrière pour repérer et s'emparer du boitier hurleur.... 

Le compas un fugitif instant écarté de ses jambes nues a alors guidé mon Regard qui enveloppe sa silhouette toute entière, penchée de côté, un bras vers le sol, l'autre quelques secondes relevé en compensation, le livre resté sur les genoux occupant mentalement l'attention pour éviter sa chute.... Je fais un geste. Un mouvement d'aide qui créé une approche presque un effleurement au cours duquel ses Parfums m'enveloppent, je discerne alors un délicat Parfum choisi finement associé a la puissance plus remarquable de l' apport capiteux de ses Parfums corporels... 

Mon attention va alors a son cou, le dessin de ses épaules me guide a ses bras partiellement dessinés par un choix de vêtements mettant en valeur des rondeurs de ses bras en échos delicieux a celles de ses cuisses, elles aussi dessinées et soulignées par le bas de sa charmante robe colorée rehaussant les pâleurs de sa peau en jeux d'ombres émouvants... Je poursuis mon élan vers le contenu répandu, a peine l'appel terminé, observant une un accord implicite pour cette aide de ma part :

"Je disais que votre sac à main avait glissé, je vous ai remarquée entrer et choisir cette place en ce lieu particulièrement bucolique, le choix de lire ainsi dans un environnement aussi fleuri et parfumé par cette glycine semble ne pas être anodin, quelle lecture vous aura ainsi.inspiré...?" dis-je en posant mon regard sur le livre justement en train de glisser, ma main s' apprêtant à l'accueillir au niveau de vos chevilles depuis ma position légèrement accroupie face a vous et légèrement de côté...

 "décidément, tout semble très mouvant et léger aujourd'hui..." , ma main, mes doigts, effleurent ses cheville, frissons..... 

mercredi 5 juin 2013

Episode 6 - Le semeur de trouble




 «  - Oh un policier très sombre… Rien à voir tout ce qui nous entoure, mais j’avais besoin de calme pour me concentrer sur ma lecture…Et puis j’aime bien cet endroit ! »

L’homme en face de moi me semble difficile à cerner… Son regard est étrange. Pourquoi? Je ne saurais le dire.
Pendant que mon esprit était tourné vers ce qui m'amenait à penser que mon interlocuteur était singulier, mon livre, lui, glissa subitement de mes genoux sans que j'ai eu le temps de m'en apercevoir.
L'étranger le rattrape dans un geste vif, se retrouvant ainsi accroupi tout près de moi... Je sursaute un peu surprise. Drôle d'impression que d'avoir un parfait inconnu à ses pieds. La scène à quelque chose de comique et d'un peu désuet qui étire un sourire sur mes lèvres.

Décidément entre le sac qui se répand et le livre qui tombe, je dois passé pour quelqu’un de très éparpillé!

L'homme aussi à l'air de trouver la situation cocasse.

"Décidément, tout semble très mouvant et léger aujourd'hui..." 


Je ne sais pas vraiment s'il y a un sous entendu dans cette phrase mais elle a le mérite de me faire sourire. Il y a un certain esprit derrière ce regard...
Il jette un œil à mon livre et me le tend.

En attrapant l'ouvrage, ma main vient de façon fortuite au contacte de la sienne. Un geste de ma part, un peu trop précipité sans doute qui a conduit nos épidermes à se frôler. Électrisant. Un peu surprise par l'effet de ce geste et consciente de la nature quelque peu gênante de ce contact intempestif et non désiré, je reprends mon livre, lâchant un "Pardon" au passage.

"Merci!".

Je ne m'attendais pas à ce contact physique, si minime soit-il. Ni à cette réaction physiologique. Je suis mal à l'aise, d'autant plus, que j'ai la sensation que cela se voit... 

 


mardi 5 mars 2013

Episode 8 - Sensations tactiles




« - Ah oui quand même… Ma culture dans ce domaine est limitée. Je lis au coup de cœur. Et cette fois-ci, je me suis laissée tenter par « Le passager » de Granger… Vous connaissez peut-être ? » 

De la culture… C’est une bonne chose. J’apprécie les gens intéressants dont on a des choses à apprendre.


L’homme est en train de ramasser les choses qui sont tombées de mon sac et que je n’ai pas encore ramassées. Gentiment, il pose mon bric-à-brac sur le banc. J’aime les gens qui usent de bonnes manières… 


«  - Laissez, je vous en prie… Je rangerais mon petit bazar… »


Monsieur l’Inconnu est toujours accroupi à côté de moi quand soudain, il vacille, tente de se rattraper maladroitement et se rétabli.

A ma grande surprise, il se saisi de mon pied gauche. Il a besoin de se raccrocher à quelques chose me dis-je, mais au même moment sa main vient se loger sur ma cheville. Un large sourire. Serait-ce un jeu dont je ne connais pas les règles ?


Moi qui d’ordinaire déteste les contacts qu’imposent les gens « trop » tactiles, la foule, les files d’attentes et autres lieux où la promiscuité est de rigueur, je me surprends à trouver celui-ci charmant. 
Car bien que la prise soit ferme, le geste n’en reste pas moins délicat. La main est tiède, presque douce. Cet homme ne fait pas un travail manuel me dis-je. 

Cette « prise » m’a déstabilisée, sans avoir réellement peur, elle a tout de même généré une certaines méfiance. Je ne suis pas en temps ordinaire une personne que l’on aborde si facilement. C’est à croire qu’il perçoit mon inquiétude car il me décoche un sourire des plus enjôleurs. J’ai envie de rire mais ayant peur qu’il pense que je me moque et qu’il prenne mal la chose je m’en abstiens… 


Je ne m’en étais pas aperçu mais je le fixais. Ce qui me donna l’occasion de voir passer comme un voile dans son regard… Quelque chose d’étrange. Le sentiment que les choses prenaient une drôle de tournure et que cette rencontre n’était pas banale me parvint. Je ne peux m’empêcher de lui sourire.


Ceci dit, je commence à me dire qu’il va bien falloir qu’il relâche sa prise à un moment ou un autre. Je lui tends alors la main, pour qu’il se relève. Non seulement la durée de ce contact commence à devenir gênant mais en plus le fait d’avoir un homme ainsi agenouillé devant moi, me mets mal à l’aise.


L’homme prend ma main. Je m’attendais à une poigne ferme mais il n’en est rien. Tout est en finesse. Un juste équilibre entre souplesse et force. Il se redresse lentement. Je m’aperçois qu’il est de grande taille. Enfin, vu ma taille, la majorité des gens me paraissent grands…


Cependant, être assise alors qu’il est debout face à moi, me déplaît. Je préfère de loin que nous soyons sur un pied d’égalité. Autant je n’aime pas qu’un homme se soumette, autant je n’aime pas l’être. D’un geste de la main, je l’invite à s’asseoir à coté de moi…



lundi 5 novembre 2012

Episode 12 - A deux au-dessus des eaux



Nos pas nous ont guidés sur une sorte de petit « Pont des soupirs ». Comme une petite butte de métal entrelacé, la dureté du métal s’élançant en d’élégantes arabesques, donnant un air de légèreté à ce petit passage au-dessus de l’eau.

Perchés sur le haut du pont nous regardons le parc. Il est paisible à cette heure, les enfants et leurs mamans ont désertés les allées et le nombre des promeneurs s’est considérablement amenuisé. 

« - Je ne partage pas votre esprit vagabond, j’aime beaucoup partir, voyager, découvrir mais j’aime tout autant revenir. Mes attaches, mes repères et mon fondement sont ici. J’ai le besoin viscéral d’y revenir. Et que lisez-vous Monsieur le Romantique ?

Décidément pas banal… 

Appuyée contre la rambarde du pont, j’observe cet homme, de belle envergure. Le regard perdu dans le jardin. Plus âgé que moi, certes, mais pas dénué de charme. D’apparence soignée. 

Il se retourne. Peut être a-t-il senti le poids de mon regard. Je n’ai pas été très discrète mais d’un autre côté j’ai besoin de jauger avec qui je discute. Je n’ai pas pour habitude de faire la causette avec de parfaits inconnus. Ou alors il va simplement me répondre… 

Nos yeux se croisent. Un de ces regards qui vous lis, qui tente de percer ce que vous êtes au plus profond de votre fort intérieur. 

Je ne détourne pas les yeux. Je n’en ressens ni le besoin, ni l’envie. Peu importe ce qu’on y trouve. 

Les regards en disent bien plus long que les paroles dans la majorité des cas. Et le sien me parle. 

Finalement c’est une toute autre phrase que celle que j’attendais qui émerge de ce moment de trouble subtil :
- Je dispose de tout mon temps, pour cette soirée, Madame, il en va peut-être différemment pour vous-même…., même si le moment est idyllique, il convient de tenir compte du fait que ce Parc va peut-être bientôt fermer……
- Il ne ferme que vers 22h… J’ai moi-même du temps devant moi. C’est une journée de liberté que je m’octroie de temps à autres… Nous pouvons aller à une terrasse si vous le souhaitez, mais à l’écart du brouhaha de la Place si ça ne vous dérange pas… »