La pluie ne s’était pas invitée
comme à son habitude, aujourd’hui il fait beau, cela change un peu. Le temps idéal
pour se promener en ville au hasard des vitrines. Pas réellement de besoin de
shopping, mais pour le plaisir de la flânerie…
J’entre dans une petite
boutique étroite, surchargée d’étoffes en tout genre, de sacs, de chaussures et
de bijoux. Il semble que tout soit prévu ici pour vous habiller de pieds en
cape. Je déteste avoir à fouiner sur les portiques… Une robe en voilage rouge
attire mon regard. Le rouge est parfait. Serait-ce enfin la robe rouge que je
cherche depuis des années ? Le rouge juste, ni trop foncé, ni trop
vulgaire ; la coupe parfaite, ni trop près du corps, ni trop ample. Je me
saisi du cintre et essais la dite robe… Miroir. Elle est parfaite, la couleur
est idéale, surtout lorsqu’on a la peau blanche. La forme est des plus jolies,
attache autour du cou, dos décolleté, jupe patineuse. L’essayer c’est
l’adopter ! Je décide de la garder sur moi, ce n’est pas mon habitude,
mais je suis tellement contente de l’avoir enfin dénichée. Je règle la vendeuse
et sors de la boutique. Satisfaite. Très satisfaite même !
Cela mérite bien une petite
pause. Sur la grande place l’effervescence est à son comble. Les terrasses
musicales attirent beaucoup de monde en cette saison. Je choisi une table à la
terrasse d’un pub, ou souffle un petit courant d’air. Les rues de la ville par
leur disposition sont propices à ce genre de phénomène. Je commande un thé,
sors un livre de mon sac et savoure ce moment de calme au milieu de toutes ces personnes
qui s’affairent.
L’histoire que je lis se
corse, j’ai besoin d’un peu plus de calme pour poursuivre. Je range mon livre,
laisse la monnaie sur la table et prends la direction du parc avec l’espoir d’y
trouver un banc libre et isolé pour poursuivre ma lecture…
Je traverse la rue et me
dirige vers le jardin des Plantes, j’aime ce lieu l’été, les agapanthes, les
rosiers, le clapotis des bassins… Il y fait bon vagabonder. Je choisi un banc à
l’ombre sous la grande glycine, l’ombre et le frais y sont fort agréable… Je
sors mon livre, retire le marque page et en levant la tête machinalement, mes
yeux se posent sur un homme, il n’y a que lui dans mon champs de vision… C’est
une impression ou il me regarde aussi ?


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