jeudi 5 septembre 2013

Episode 3 - Le Banc et la Glycine...



Cette porte majestueuse produit à moment donné comme une trouée 

dans cette ferveur populaire de l'ambiance Fête Nationale qu'en gros je déteste et en particulier dans ce qu'elle a de populaire et de populiste......

Mon Regard va en deux temps prolongés de la silhouette sensuelle au portail à la ferronnerie ouvragée dans un même élan qui met mon corps en mouvement vers le Parc alors que les pas décidés de la jeune femme semblent la diriger vers les animations festives de fin de journée, de l'idée que je m'en fais, va-t'elle vers un rendez-vous "galant", vers un rendez-vous "copines"....?
 

Voyageant ainsi dans mes pensées libres, me voilà à quelques pas de l'entrée du Parc au moment même où je remarque l'élégante silhouette franchir le portail, je m'immobilise pour laisser un temps se passer et l'observer ainsi à présent de dos, avant de reprendre ma promenade en entrant dans le Parc.
 
C'est donc tout naturellement, que sans but précis à ma ballade, mes pas s'inscrivent dans ceux de cette promeneuse ce qui me permet de flâner tout en découvrant l'architecture paysagère, végétale de ce Parc, dans une étonnante ambiance de calme et presque de Silence, le lieu semblant déserté à l'approche de la soirée.....
 

Quelques allées plus loin, toujours dans le sillage de cette personne, je découvre les bassins, les massifs, les arbres majestueux, les roseraies, lorsque mon Regard est de nouveau attiré par un changement de situation, le jeune Femme vient de s'arrêter, tourne en quelques mouvements toujours aussi gracieux  devant un banc pour s'y asseoir, glisse la main dans son sac et en retire un objet, un livre qu'immédiatement elle ouvre. Comme si elle venait d'en quitter la lecture quelques instants plus tôt, elle semble absorbée par la lecture.

Je m'immobilise, elle semble ne même pas avoir constaté que son sac a basculé, une partie du contenu en a glissé doucement dans l'herbe derrière elle, apparemment sans bruit. Le bruit interrompu de mes pas sur le gravier l'a-t'elle dérangé instinctivement? Elle relève son visage, regard tourné dans ma direction, je me dirige tout simplement vers elle, en accueillant dans le même instant les fragrances d'une Glycine qui semble de loin juste posée sur une tonnelle minérale d'un style néo-classique agrémentée d'un sol et de murs de mosaïques...
 

A nouveau absorbée par la lecture, je me permets d'interrompre sa concentration pour lui signaler ce que j'ai remarqué "Bonjour, je me permets de vous déranger pour vous signaler que le contenu de votre sac s'est échappé".

A ce moment-là, retentit une discrète sonnerie de téléphone mobile. Je remarque alors dans son mouvement, les jolies rondeurs de ses cuisses, de ses genoux, la finesse de ses chevilles, ses chaussures. C'est alors un plaisir  de l'observer se tourner, modifier la position de son corps avec souplesse et élégance.

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